Kourou

Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /Sep /2008 08:51


           Ca y est, la fin est arrivée… Au milieu de la classique course au rapport de stage il a quand même fallu placer quelques activités « typiques » afin d’avoir une dernière version Guyanaise de mon séjour. C’est donc parti pour la ballade sur la plage, un petit tour au village saramaka pour une dégustation de brochettes de poisson, les baignades…

          Sans oublier les pots d’adieu : un « sérieux » pour le service, et un beaucoup plus détendu pour les amis. Résultat : un appartement sans dessus dessous un jour avant l’état des lieux final !

           Dernière chose importante : Ken ! Lors du dernier carbet sur la route des PKs du fleuve Kourou je me suis décidé à y emporter mon terrarium. Moment d’émotion en perspective pour les stagiaires présents, qui voient leur mascotte filer à travers la forêt, non sans hésitations.

This Is The End !

Par Martintin - Publié dans : Kourou
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Mercredi 20 août 2008 3 20 /08 /Août /2008 00:23

          Kourou a la chance de se trouver en face des Iles du Salut. Connues pour le bagne qu’elles ont longuement abrité ainsi que pour La plage paradisiaque de Guyane, elles le sont aussi pour les pêches miraculeuses que l’on peut y faire.

Ile Saint Joseph

          Départ le matin du dégrad de Kourou, on embarque avec « Gamaro » sur un puissant hors bord pour rejoindre les eaux bleues des Iles. Notre bateau est hérissé de cannes à  pêche de tous les styles : traîne, lancer… Leur seul point commun c’est le diamètre du fil. Enorme.

          On arrive aux Iles sous un magnifique soleil, et l’eau turquoise fait du bien ! Quand on pense à la couleur de l’eau de la plage de Kourou… Il est maintenant temps pour nous de jeter à l’eau les énormes leurres Rapala qui équipent les cannes. Objectif, pêcher du Tarpon, poisson mythique des pêcheurs sportifs. Il est connu pour les combats de titan qu’il même avant de se faire  ramener au bateau et pour sa gueule tout droit sortie de la préhistoire.

Première prise!

          On a beau être dans l’endroit rêvé pour de telles prises, aucun ne daigne mordre… Heureusement on est vite tirés de notre torpeur par des thazards. Féroces cousins du maquereau, ils nous font suer pour les ramener. La famille est chanceuse, tout le monde a le droit à sa prise. Le Grand Père ramène même une belle carangue, histoire de changer un peu le type de poisson que l’on aura à nos prochains diners.

Un thazard

          La pause du déjeuner se fait dans la « baie Bora Bora » pour sa prétendue ressemblance avec la célèbre baie. La chaleur de l’eau et celle de l’inévitable tu-punch est au rendez-vous ! Notre pêche finale ne sera pas celle de Tibériade, mais nous revenons avec tout de même une petite quinzaine de kilos de poisson frais, que l’on s’empresse de préparer le soir même. Manger sa pêche accompagnée de muscadet, le luxe !


Par Martintin - Publié dans : Kourou
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Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /Juil /2008 23:19


          On en avait tous plus ou moins entendu parler de cette maladie bizarre de la peau, mais impossible de vraiment savoir ce que c’était. Depuis quelques jours, c’est chose faite ! Elle était sur Iracoubo, une commune entre Kourou et Saint Laurent du Maroni il y plusieurs semaines, et est maintenant sur Cayenne : une copine stagiaire qui y habite est en plein « crise »…


          Il s’agit en fait d’un papillon, le « Papillon cendre », qui a la bonne idée de protéger sa zone de ponte en dispersant pendant son vol des milliers de fléchettes microscopiques et urticantes. Petite description des effets que l’on trouve sur le site de la préfecture :

          - des éruptions cutanées extrêmement prurigineuses ;

             - des démangeaisons locales importantes ;

          - 
quelques fois des réactions plus violentes (œdèmes des paupières, conjonctivites)


          Les fléchettes peuvent rester actives plusieurs années… Le remède s’il y a l’apparition de ces sympathiques papillons : vivre dans le noir, se doucher avec de l’eau très chaude, (le même sort est à réserver aux habits et linge de maison). Dernières précautions : éviter de sortir ainsi que de trop ventiler...  

          Maintenant, nous attendons tous avec impatience que ça arrive à Kourou !

Par Martintin - Publié dans : Kourou
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Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 12:38


          La Guyane n'est pas forcément reconnue pour l’ordre et la loi qui y règnent. L’insécurité est bien là, quoique l’on puisse sans problèmes se balader dans les rues de Kourou la nuit (mais quand même pas dans tous les quartiers !). D’où beaucoup de sociétés privées de surveillance des habitations pour éviter les nombreux cambriolages.

          Une autre méthode très en vogue pour pouvoir dormir sur ses deux oreilles lorsque l’on est en vacances loin de sa maison kouroucienne, est de la faire garder par des stagiaires ! J’ai donc logiquement été désigné pour habiter celle de mon chef de service pendant son mois en France.


          Au menu : piscine, jardin, maison en face de la plage, voiture du chef… Ce qui nous pousse depuis déjà 3 semaines à enchaîner les barbecues, apéros et baignades nocturnes dans sa demeure.

Le retour aux CVs va être difficile !

Par Martintin - Publié dans : Kourou
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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 17:32


           Qu'allait donner la fête de la musique à Kourou? D'après les "anciens" qui sont là depuis quelques temps, ce n'est vraiment pas terrible... On se permet de passer outre leur avis éclairé pour partir nous même à la recherche d'un endroit sympathique.
Ayant un petit creux, on décide à trois d'aller au "village", y manger des brochettes. Avec mon nouveau ainsi que mon ancien colloc nous allons donc nous rassasier de requin, mérou, crevettes cuites au feu de bois dans notre petite gargote habituelle.

 

           Le village étant l’endroit le plus animé de Kourou, on espère bien tomber sur un petit groupe du coin. En effet, peu de temps après notre arrivée aux brochettes un groupe de reggae s’installe en face de nous, et commence à entrainer la foule autour qui s’amasse petit à petit. Le groupe de musique – Melting Potes – est très bigarré : le chateur, un blanc métissé est accompagné de sa mère, une vieille rasta avec des dreadlocks et drapée des couleurs vert/jaune/rouge. La bassiste est une brésilienne, le guitariste un Saramaka… Il y en a pour tout le monde !

           Après une prestation sympathique du groupe ; des jeunes du village investissent la scène afin de « faire un bœuf » avec les autres gens du coin. Commence alors une session ragga improvisée qui électrise tout le monde présent, des rastas jusqu’au créoles en passant par quelques ados, probablement des enfants de métros travaillant sur le centre spatial. On se croirait presque dans un clip ! La musique est super et on en profite pour cultiver nos relations dans ce quartier classé « douteux » par trop de personnes ici.

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Vendredi 6 juin 2008 5 06 /06 /Juin /2008 23:34

       Petite vidéo de la mygale, en mouvement. La prochaine sera pendant son diner!

Par Martintin - Publié dans : Kourou
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Dimanche 1 juin 2008 7 01 /06 /Juin /2008 18:57

 

       Ca y est, j’ai enfin ma nouvelle colloc’… Mais ce n’est pas celle à laquelle je m’attendais ! L’histoire a commencé lors d’une petite bronzette sur le ponton d’un carbet en bordure du fleuve Kourou, le temps d’un dimanche. On aperçoit alors les pates velues d’une araignée qui s’est réfugiée dans un tube en métal. Intrigués, tout le monde se presse autour de l’animal pour essayer de l’identifier. En un petit tour de passe-passe nous la capturons dans une bouteille de bière vide qui surmontait le tube servant d’abri à la pauvre bête.

 


        Très vite le verdict tombe : il s’agit bien d’une mygale. On décide alors qu’elle ferait une parfaite locataire de mon appartement, trop grand pour être habité seul. Au bout de quelques jours elle a déjà une vraie maison (un grand aquarium), ainsi qu’un prénom : Ken. En référence à la bouteille de Heineken qui la captura, et à l’action de son venin !



        Après une identification plus poussée, on apprend que Ken est une magnifique mygale Tapinauchenius gigas, de sexe féminin. Endémique à la Guyane, elle est plutôt rare, et surnommée « Matoutou Rouge », quoique sans rapport avec la célèbre Matoutou, une mygale guyanaise parfaitement inoffensive. En effet mon spécimen est bien plus sportif. Mygale particulièrement agressive, elle est dans les plus rapides de ses congénères, et aime sauter… Mais son venin est réputé non dangereux pour l’homme. Enfin bon, quand on la voit se dresser sur ses pattes arrière, se jeter sur des grillons énormes et les tuer en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, ça fait réfléchir.



        Prochaine étape, savoir si elle nous mijote des œufs… Ce serait alors entre 150 et 400 mygalons qui sortiraient du nid. Autant dire que je croise les doigts !!!


Par Martintin - Publié dans : Kourou
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Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /Avr /2008 01:15

Petit weekend tranquille sur Kourou… Enfin, c’est ce que l’on avait prévu, mais c’était sans compter sur l’ambiance qu’il y a finalement eu !!!

Depuis un peu moins d’une semaine, l’un des appartements de ma cage d’escalier est squatté par une Surinamaise, qui à réussi à dérober le trousseau de clés du locataire juste avant qu’il ne parte en vacances en métropole… Les débuts se sont fait sans trop n’anicroches, mais en fait c’était pour nous garder le meilleur pour le weekend.

Vendredi soir, une soirée est organisée dans l’appart. Vers 2 heures du matin et pendant un gros quart d’heure des cris de femme résonnent dans tout l’immeuble, assortis de bris de verre sans interruption…  Tout le monde se demande ce qu’il se passe, certains voisins commencent à eux aussi hausser la voix pour demander aux types de se taire. Les hurlements font penser à certains d’entre nous que la « squatteuse » est entrain de se faire trucider, les incitant à appeler la gendarmerie. Quelques minutes plus tard, les gyrophares éclairent la cour de l’immeuble, tous les voisins sont au balcon et c’est une véritable brigade d’intervention qui sort de la camionnette : gilets pare-balles, mitraillettes en bandoulière et tout le tintouin… N’osant pas intervenir (les cris et la faune présente dans l’appart font peur à tout le monde !!!), ils attendent tranquillement dehors que ca se calme. Profitant de leur inattention un type sort de notre immeuble avec le bras déchiqueté, et perd des litres de sang dans la cage d’escalier. Probablement un coup de tesson. Pendant que les pompiers arrivent, les squatteurs en profitent pour laver les traces de sang à coup de grands seaux d’eau… On se croirait dans un film d’horreur : cris, sang partout (sur les murs, des flaques entières par terre) les policiers dehors…  Tout pour plaire !

Depuis le calme – précaire, il y a eu des échauffourées avec la police en bas de chez nous depuis – règne. Une enquête est en cours chez les gendarmes. On aura au moins appris qu’ici, quand ils font des soirées bien arrosées, ils ne rigolent pas… Et la police non plus !

Par Martintin - Publié dans : Kourou
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Dimanche 27 avril 2008 7 27 /04 /Avr /2008 12:53

    Il fallait attendre un petit peu pour faire un « post » sur le village Saramaka de Kourou, plus communément appelé « le village ». Parce qu’il y a tant à dire, mais surtout parce que c’est loin d’être facile…


 


    Tout d’abord les Saramakas.  Issus des bushinenges, littéralement «les hommes des bois », ils sont les descendants des esclaves employés en Guyane hollandaise qui ont fui les plantations pour aller se réfugier dans la forêt. Installés depuis le début de l’ère du spatial en Guyane, ce sont eux qui ont en partie bâti le Centre Spatial, ainsi que la ville nouvelle de Kourou. Les Saramakas sont à peu près tous regroupés dans ce village, où l’ambiance qui y règne est totalement différente de celle de « Kourou la métropolitaine ». Dès l’entrée dans ce quartier, des bribes de taki-taki  (leur langue, mélange de dialectes africains, hollandais, français et anglais !!!) se mélangent au reggae qui s’échappe des quelques boutiques.

 

  

    Ici la réputation de l’endroit n’est plus à faire. Considéré par les uns comme endroit le plus vivant et authentique de Kourou, il est bien souvent pour les autres synonyme d’insécurité ainsi que d’endroit où les lois de la république n’existent pas. Et j’avoue qu’à première vue ce n’est pas forcément facile de faire le choix entre ces deux visions. Mais après avoir insisté, on ne peut qu’être conquis par cet endroit « à part » dans Kourou. L’idéal pour une découverte du quartier est d’aller y manger des brochettes pour le diner. Il y a les partisans du vrai restaurant en bordure du village, souvent qualifié d’ « endroit pour blancs du CSG » (Centre Spatial Guyanais) ; et les autres gargotes, plus proches du « vrai ». Dans les deux endroits les cartes sont plus ou moins les mêmes, en tout cas pour les plats : brochettes de mérou, requin, saucisse fumée… Le tout avec du ti-punch, bien évidement. La seule différence, c’est la faune qui y est…


    Au fur et à mesure des ballades dans ce quartier, on croise tous les types de personnes, ce qui fait probablement le charme de l’endroit. Que ce soit Eddy, un surinamais qui peint des tembés, dessins traditionnels du Surinam voisin ou bien Bob, le tenancier d’un pseudo bar, à chaque fois le tutoiement est de rigueur, et quelques mots de créole guyanais sont les bienvenus. J’y ai même rencontré l’ancien responsable de la police municipale de Kourou. Et c’est vraiment un phénomène ! Se faisant appeler « Navarro » par les types du coin, c’est sans sourciller qu’il va nous siroter la moitié de la bouteille de rhum posée sur la table. Et vous devriez voir sa tête lorsqu’il croit que sa femme est entrain de le chercher pour le ramener à la maison : complètement affolé il court se cacher derrière le comptoir !

 

Chez Eddy, le peintre de Tembés

    Après ces bonnes brochettes, on croise en rentrant aux CVs des sound systems disséminés un peu partout dans le village. La terrasse d’une maison se transforme alors en boîte de nuit, avec DJs, platines et jeunes déchainés. Amusés de nous voir dans le quartier à une heure si tardive, certains n’hésitent pas à vouloir nous apprendre à danser. Résultat : il reste sacrément de boulot…


 

 

N'ayant pas de photos à moi du village, celles-ci proviennent de ce site : link

 


Par Martintin - Publié dans : Kourou
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Samedi 19 avril 2008 6 19 /04 /Avr /2008 16:02
 
      Ahh nos chers C.V.s... C'est toute une histoire! Première impression quand on y arrive: "ah ouais, en fait c'est là que je vais loger..." Forcément quand on voit notre barre qui n'a rien à envier à certain quartiers "chauds" de métropole, ça fait bizarre. Mais attention, il ne faut pas juger sur l'apparence! Heureusement d'ailleurs...

En bleu, la zone des CVs, le pointeur est sur le CV 16, le mien.

      Tout d'abord, la question que tout bon stagiaire se pose en arrivant, c'est ce que veut dire cet acronyme de plus: "C.V." Je pensais que c'était pour "Centre de Vie" mais la réalité est différente: cela signifie tout simplement "Collectif Vertical". Sympatique.
      Mais la comparaison avec nos chers HLM métropolitains ne s'arrête pas là. Kourou étant construite comme une ville nouvelle,  tout s'est fait par quartiers. Le nôtre, celui des CVs, n'a pas échappé à la règle, et du coup on se retrouve tous dans la même configuration d'appartement, ou bien son symétrique. Tout le monde connaît ces sympathiques barres à 2 ou 3 étages. Appartenant indirectement au CNES, tous les stagiaires y logent, plus ou moins dans la même barre, le non moins célèbre C.V. 16. Célèbre car redouté par tous les autres habitants du quartier par le bruit qui s'en échappe.




      Heureusement l'intérieur est bien plus sympa. En fonction des choix, on est soit en T2 soit en T3, avec des surfaces d'environ 100m2, entièrement meublés. Tout est fait pour que l'on y vive avec toutes les fenêtres et portes vitrés ouvertes, afin de faire circuler l'air. Sinon ça à tendance à moisir... Mais avec la saison des pluies qui approche, ce n'est pas évident de concilier ventilation de l'appartement et empêcher les rafales de pluie de tout tremper.

      Très vite j'ai compris que le point névralgique de l'appartement était la terrasse, où j'ai bien vite fait d'installer mon hamac et des canapés. Tout est alors prêt pour accueillir soit les nouveaux stagiaires en attente de leur CV définitif, soit les anciens pour un bon apéro à base de rhum, citron vert et sirop de canne. Et ce ne sont pas les occasions qui manquent pour se retrouver sur la terrasse...


Par Martintin - Publié dans : Kourou
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