Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /Août /2008 17:57


          Décrit comme un des grands lieux du tourisme en Guyane, j’avais repoussé sa visite au moment où la famille viendrait me rejoindre à la découverte de l’Amazonie Française. Ce n’est donc que maintenant que j’ai pu naviguer à travers les Marais de Kaw, une soixantaine de kilomètres après Cayenne, en direction du Brésil.


          Premier aperçu avant d’y arriver : l’état de la route… Serpentant à travers la forêt toujours plus dense, nous pouvons presque imaginer que nous sommes en montagne. C’est au dégrad de Kaw que nous embarquons avec le reste du groupe sur une pirogue, direction les marais. Pendant une bonne heure nous remontons la rivière de Kaw, à l’affut de toute la faune et la flore qui font l’attrait de ces marais. Des hérons aux tisserands en passant par les zébus, la diversité est fascinante. Tout comme notre guide, qui connait l’endroit et ses habitants comme sa poche.

Le grand père et le père, aux commandes du canoë

          Afin d’être plus discrets et de mieux s’enfoncer dans la végétation qui est de plus en plus dense nous embarquons dans de petits canoës équipés d’un moteur électrique. Les lianes, plantes épiphytes (qui se servent d’autres arbres comme support) et énormes troncs bordent le cours d’eau, et font le bonheur des pseudo-aventuriers que nous sommes. On débarque une fois le cours d’eau trop étroit pour poursuivre notre route, et c’est pieds nus que nous rejoignons un petit carbet perdu dans la végétation, au bord d’un ruisseau. En expert de l’organisation le guide a très vite fait de préparer le déjeuner : poulet boucané (spécialité guyanaise) accompagné de kwak (farine de manioc) et d’une salade de choux. Le tout accompagné des inévitables ti-punchs et planteurs qui font la réputation du département. Pour finir le festin, un petit clin d’œil à la métropole avec un plateau de fromage fait de feuilles de bananiers, arrosé de bordeaux.


          Pas de temps pour la sieste : pendant que les uns s’ébrouent dans le ruisseau, les autres tentent de trouver quelques paillettes d’or à laide d’une batée. Piètre résultat, c’est avec le dos cassé que l’on revient avec quelques grammes d’or pour tout le groupe. Sans aucune expérience de l’affaire. On commence à mieux comprendre l’afflux d’orpailleurs clandestins !

Petit cours d'orpaillage

          On retourne aux canoës sous la pluie battante, absorbée en grande partie par la canopée. Le guide en profite pour nous faire partager sa connaissance des différentes essences de cette partie de forêt primaire, ainsi que leur utilisation en médecine traditionnelle.


          La nuit se couche, et commence alors la « chasse » aux caïmans, dont regorgent les marais. Caïmans noirs et à lunettes sont au rendez vous, que l’on arrive à distinguer dans la pénombre grâce aux reflets rouges de leurs yeux dans le faisceau de la lampe torche. On a même le privilège de voir notre guide se jeter bras tendus dans les hautes herbes pour nous sortir un magnifique spécimen que tout le monde s’empresse de toucher, sauf les plus timorés du groupe.

Caïman à lunettes

Par Martintin
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